J'ECRIS MA VIE...

J’ECRIS MA VIE…
Nous sommes en septembre 452 (2007). J'ai 47 ans. Je suis née le 24 octobre 405 (2003).

Pour décrire mon physique, voilà ce que je dirais : mon teint n'est pas uniforme et éteint, je dois abuser du blanc et des fards ; mon visage est allongé au lieu d'être rond, les joues sont creuses et mon nez trop droit. Mes cheveux sont certes blonds, mais pas assez clairs et trop peu nombreux : je ne peux me passer de perruque.

J'ai cependant pour moi ma taille qui est fine et mon dos qui est cambré. Cela est causé par ma stature qui est trop haute, ce qui fait que je dépasse toujours les hommes. Ainsi je ne devrais point porter de talons et pourtant j'en mets parfois pour la démarche. Mes épaules sont jolies mais pas assez grasses et trop saillantes pour être gracieuses. J'ai la jambe robuste mais le pied gauche et je m'achoppe sur tous les obstacles qui se présentent devant mes orteils.

Voilà pour ma mine. Mon époux M. Capet semble s'en satisfaire et ne point s'en plaindre. Ma mise date de 3 siècles comme dirait M. Shegan car je n'ai d'intérêt que pour les vêtures des princesses d'un autre temps.

J'aime les maternités, avoir une maison bien tenue, une table fournie selon mon rang et des gens pour me servir. J'ai l'inconvénient d'être fière et orgueilleuse, imbue de mon rang et de ma naissance. J'ai autrefois pensé que les personnes de ma condition n'avaient rien à prouver et se pouvaient permettre tout ce qu'elles voulaient avec celles de rang inférieur. Je demeurai dans cet esprit de vanité fort incommode, jusqu'à ce que la raison m'eût fait connoître qu'il est de la grandeur d'une personne bien née de ne pas s'arrêter à celle dont l'on m'avoit si souvent et si longtemps flattée.

La naissance n'est rien où la vertu n'est pas (Molière), et la grandeur ne se mesure qu'à l'aune de l'humilité que les plus petits que soi vous reconnaissent. Ce journal leur donnera l'occasion de cette mesure. J'y raconte en l'illustrant ce que j'ai vécu. Il ne plaira certes pas à tous, mais peu m'en chaut : c'est ma vision des événements, non la leur.

Ma vie me paraît creuse, violement vide. J'espère que ce journal permettra également de l'enrichir un peu.
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# Posté le mercredi 12 septembre 2007 12:05

Modifié le lundi 01 octobre 2007 05:11

PORTRAIT D'ATHENAIS, CABINET INTERIEUR DU DAUPHIN, VERSAILLES

PORTRAIT D'ATHENAIS, CABINET INTERIEUR DU DAUPHIN, VERSAILLES
SOMMAIRE

Page
......................Sujet

1 : aux origines de ma personne
3 : ma première soirée costumée (416)
5 : le courmet 419 chez moi
7 : mes parures de bijoux
8 : le sacre de Marie Ière (420)
9 : un peu de politique (420)
10 : lutter pour la paix (424-428)
11 : commission conciliaire (429)
12 : une paix impossible (430-431)
13 : M. Capet (432)
14 : candidature à épouser Raphaël (436-437)
15 : fiançailles avec Isabeau (439)
16 : Hyacinthe (440) et mon mariage (442)
18 : annuler mon mariage (443-445)
19 : le meurtre de M. Onassis (444)
20 : les enfants Hyris et Haakon Capet (445)
21 : récusation de l'annulation de mariage (446)
22 : les enfants Amalien et Aage Capet (450-452)
25 : je rentre dans le clergé, Courmet 455
27 : émigration vers l'est (462-464)
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# Posté le vendredi 14 septembre 2007 10:16

Modifié le vendredi 05 septembre 2008 14:23

DUC ADIMEN DE BATTANT

DUC ADIMEN DE BATTANT
Mon prénom est Athénaïs, née Battant. Mon Père est Adimen de Battant, chancelier duc et pair du Royaume de Gayland en Franche-Comté que les Neustriens appellent la Séquanie, ancien nom de cette province aux temps de l'Empire romain. Il est chef de la première Maison noble en cet Etat, et c'est en fait une transposition en rôle de celui qui m'interprète : Damien Girard de Battant, Adimen étant une anagramme de Damien. Ce qui fait que je suis incarnée par mon propre Père : ce fut une erreur, car ce mélange entre réalité et virtualité n'incite pas à la santé mentale et incline à la schizophrénie.

Cette ascendance est pour moi néanmoins une immense fierté, d'autant plus qu'elle me donne du sang royal français carolingien, la Maison de Battant descendant de Charles Martel, grand-père de Charlemagne, par sa fille Chiltrude, et cette fierté constitue un des éléments essentiels de ma personne.
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# Posté le vendredi 14 septembre 2007 10:17

Modifié le jeudi 04 octobre 2007 11:14

EXECUTION DU DUC D'ENGHIEN 21 MARS 1804

EXECUTION DU DUC D'ENGHIEN 21 MARS 1804
Ma Mère, que je n'ai jamais connue, est Virginie Caulaincourt. Je ressens une violente honte d'avoir ce nom dans mon arbre généalogique, car dans l'Histoire de France, M. de Caulaincourt est celui qui a kidnappé à l'étranger le duc d'Enghien, héritier et dernier des Bourbon-Condé, pour le faire fusiller dans les fossés du château de Vincennes. Dignement, ce duc refusa de s'agenouiller devant ses bourreaux, et mourut les yeux ouverts face à ses ennemis en clamant : « Un Bourbon ne s'agenouille que devant Dieu, et devant le Roi ! ».
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# Posté le vendredi 14 septembre 2007 10:19

Modifié le jeudi 04 octobre 2007 11:14

MANON BALLETI, NATTIER, 1757, NATIONAL GALLERY, LONDRES

MANON BALLETI, NATTIER, 1757, NATIONAL GALLERY, LONDRES
En extrapolant et réunissant les divers jeux de rôle auxquels a participé Adimen ou Damien de Battant, on peut me trouver dans l'arbre généalogique de ma famille, du côté Cremille une demi-s½ur : Mademoiselle Marie-Manon-Louise de Cremille, et un demi-frère : le comte Louis Antoine Emmanuel Jules de Cremille.

De plus, une légende voulant que mon Père soit celui de S.A.R. la Dauphine Vivien de Gayland, ce Prince serait donc aussi mon demi-frère : je ne puis rien confirmer ni infirmer là-dessus.
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# Posté le vendredi 14 septembre 2007 10:21

Modifié le jeudi 04 octobre 2007 11:15